Tadabbur · Verset 2

يونس

De quoi se réjouir vraiment

Sourate Yunus, 10 : 58

قُلْ بِفَضْلِ ٱللَّهِ وَبِرَحْمَتِهِۦ فَبِذَٰلِكَ فَلْيَفْرَحُوا۟ هُوَ خَيْرٌ مِّمَّا يَجْمَعُونَ

« Dis : "[Ceci provient] de la grâce d’Allah et de Sa miséricorde ; Voilà de quoi ils devraient se réjouir. C’est bien mieux que tout ce qu’ils amassent." »

Sourate Yunus, 10 : 58

Ce que le verset ouvre

Le verset ne s'attaque pas à la joie. Il ne dit pas qu'il faudrait cesser de se réjouir d'un contrat signé, d'un salaire qui tombe, d'une chose longtemps espérée et enfin obtenue. Cette joie-là est humaine, et elle est permise.

Il déplace seulement ce qui la mérite le plus. Ce dont il faudrait se réjouir d'abord, dit le verset, c'est de la grâce et de la miséricorde — et il ajoute que cela vaut mieux que tout ce qu'on peut amasser.

Un client qui accorde sa confiance. Une santé qui tient encore. Une famille où l'on rentre. Un cœur qui bat toujours de foi, après tout ce qu'il a traversé. Rien de tout cela n'est seulement le fruit d'un effort — et pourtant c'est précisément ce qu'on oublie de compter quand on fait ses comptes.

Le verset ne demande pas de moins se réjouir. Il demande de se réjouir de la bonne chose, et dans le bon ordre.

Aujourd'hui

Prends un moment pour te réjouir de ce qu'Allah t'a donné — pas seulement de ce que tu as réussi à obtenir. Les deux listes ne se ressemblent pas.

Qu'Allah nous fasse voir Sa grâce là où nous ne voyons
que le résultat de nos efforts. 🤲

Sources

Texte arabe : rasm ʿuthmānī, Sourate Yunus (10), verset 58.

Traduction française : Muhammad Hamidullah, reprise mot pour mot, sans reformulation.

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La réflexion qui précède est une méditation personnelle. Elle n'est pas un commentaire savant (tafsīr) et ne prétend pas en tenir lieu. Aucun avis juridique n'y est rendu.